La foire aux questions

Thématiques et orientations du master

  • Est-ce un master centré sur le développement d’application etc (compétences spécifiques et approfondies en informatique requises) ? 

Non, il s’agit d’un master en info-comm et donc en SHS, les compétences principales sont en communication et plus spécifiquement communication numérique. Ce qui implique donc aussi quelques compétences techniques, et de la programmation pour le web notamment. Mais nul besoin de compétences avancée et développement informatique. Des bases sont appréciées

  • L’orientation semble mixte entre recherche et professionnalisation, qu’est ce qui fait la différence entre un étudiant qui ferait une thèse et un qui partirait plutôt sur une sortie d’étude et une entrée sur le monde du travail ? Les deux cas sont-ils très distincts parmi les diplômé-e-s ?

Effectivement, c’est un master appelé indifférencié (il n’existe plus de master pro et de master recherche). Les deux sont donc possibles après la formation. Les stages choisis, ainsi que la thématique du mémoire peuvent aider à l’orientation vers l’un ou l’autre cas

  • Quelles sont les différences entre les deux parcours Création de projet numérique (CPN) et Conceptions de dispositifs ludiques (CDL)

Les deux parcours possèdent un tronc commun concernant les compétences liées à la recherche, à la gestion de projet,

Le parcours CPN se fait sur les projets digitaux au sens large, dans une problématique de communication. L’orientation est plutôt vers le développement numérique, la conception web, la communication numérique, le community management, les réseaux sociaux, le marketing, le storytelling, l’interface. On parle donc de projets numériques au sens large…

Le parcours CDL est une formation aux différents métiers des mondes du jeu (jeux numérique aussi bien que jeux traditionnel pour aboutir à un tas de métiers dans ce secteur : game designer certes, mais aussi faire de l’événementiel sur le jeu (conventions, e-sport, animations), de la gamification, de la médiation par et pour les dispositifs ludiques, du community management dédié aux communautés de joueurs, etc. Il est donc davantage orienté vers la formation issue de compétences issues des domaines du jeu, tout en permettant de trouver des débouchés dans différents domaines où peuvent être mobilisées ces connaissances (communication, marketing, évènements, art, culture, etc.).

Notons toutefois que bien que le parcours CPN n’est pas axé sur les jeux, il est tout de même possible de faire un mémoire sur ces sujets, et inversement.

  • Le parcours CDL n’est donc pas exclusif aux jeux vidéo, parce que ce sont les jeux plus traditionnels qui m’intéresse le plus, même si j’apprécie tout de même les jeux vidéos ?

En effet, le parcours CDL ouvre à des compétences transversales pour tous types de jeux. Nous avons une volonté d’ouverture à ce niveau, ainsi qu’aux liens qui peuvent exister entre jeux numériques et non numériques. D’ailleurs, nous mettons en place des contenus de cours orientés vers les jeux de plateau et nous tissons des partenariats avec des entreprises de ce secteur (nos étudiants font des stages dans ce type de société. )

Connaissances préalables attendues

  • Je viens d’une école d’art (École Supérieure d’Art de Lorraine d’Épinal), je m’intéresse au game design, aux sciences qui l’entoure (game studies) et à la création interactive qui constitue la majeure partie de mon diplôme. Cependant je n’ai suivi aucune formation de science humaine et sociale, est-ce que mon profil pourrait correspondre au parcours CDL ?

Oui, mais il faudra montrer dans votre dossier comment vous vous intégrerez dans une formation en SHS (si vous venez d’une filière artistique, vous avez sans doute certaines bases), et surtout mettre en avant votre projet professionnel autour de la question des jeux.

  • Bonjour, je viens d’une filière qui ne fait pas partie des SHS (Infographie 3D/Comm/Web), cependant je lis beaucoup de livres, d’articles et m’informe beaucoup sur le domaine des théories des jeux vidéo. Est-ce qu’une bonne culture personnelle peut suffire sachant que je n’ai pas eu d’enseignements dans ce domaine ?

Oui, c’est possible en venant d’une filière de communication et de web. Il faudra bien argumenter et montrer dans votre dossier de candidature que vous disposez des connaissances nécessaires grâce à vos lectures.

  • Actuellement en M1 art, je travaille sur un master portant sur les compositeurs des musiques du jeu vidéo. Ma question est la suivante : ayant déjà démarré l’écriture du mémoire, est-il possible que je puisse continuer ce mémoire si je m’inscris en M1 AMINJ ? Ou devrais-je repartir sur un autre sujet totalement différent?

Vous pourrez garder une thématique similaire, mais il faudra recommencer un mémoire qui s’ancre dans la discipline de la formation suivi, c’est-à-dire les sciences de l’information et de la communication. Il sera donc préférable de recommencer un travail sur ces bases, même si vous reprenez quelques idées de votre travail précédent.

  • Bonjour, je suis actuellement étudiant en études du jeu vidéo à l’Université de Montréal et le domaine des game studiesm’intéresse énormément ! Je vise une carrière de game designer en indépendant tout en contribuant aux études sur les jeux vidéo. Pensez-vous que le parcours Conception de dispositifs ludiques saurait répondre à mes attentes ?

Oui, vos travaux d’analyse peuvent apparaître dans votre dossier de candidature, c’est une des compétences que l’on développe dans le parcours CDL. De plus, un des débouchés du parcours CDL est effectivement le Game design. Enfin, nous sommes en collaboration régulière avec les collègues de l’université de Montréal, nos parcours ont de nombreuses similitudes (tout comme avec la maîtrise de l’UQAM sur la ludification)

  • Je suis titulaire d’une licence pro en techniques du son et de l’image, suis-je admissible ?

Oui vous pouvez candidater, mais il faudra bien expliquer en quoi votre réorientation contribue à votre projet professionnel, et bien montrer que vous avez des bases pour un master d’info comm et que vous avez des pré-requis sur le plan théorique en SHS (quels sont les cours que vous avez suivi qui seraient en lien ? quels théories et méthodes de l’info-comm vous connaissez, etc)

Contenus et charge des cours

  • Je me questionnais sur la part des intervenants du monde pro dans la formation, quel est le pourcentage ?

Tous les cours techniques sont assurés par des professionnels et certains cours moins techniques le sont également. Nous avons 2 professionnels associés et nous faisons intervenir ponctuellement des professionnels extérieurs sur les autres cours.

Environ la moitié des cours sont assurés par des intervenants professionnels.

  • Quelles bases informatiques sont nécessaires et quels langages de programmation faut-il maîtriser ?

Nous demandons une connaissance de base en HTML, CSS et un peu de PHP, pas dans l’optique de programmer mais plutôt de comprendre les logiques. Le premier semestre est plutôt concentré sur l’aspect technique et il est allégé par la suite.
Durant les premières semaines du M1, un cours spécifique de mise à niveau en HTML, CSS est proposé pour ceux qui en ont besoin.

  • Quelle est la charge horaire et est-elle compatible avec un emploi ?

Le niveau de travail, surtout en M1, est difficilement compatible avec un emploi. S’il ne s’agit que de quelques heures le week-end, c’est possible, il est difficile de faire plus que ça. De plus, le second semestre est raccourci à cause du stage

Il est également possible d’avoir un statut RSE, qui vous permettra de travailler en partie pendant les heures de cours. Mais nous vous encourageons à ne pas en abuser, car la charge de travail, notamment en groupe, est chronophage.

  • Est-il possible de suivre le Master création de dispositifs ludiques tout en restant salarié (via utilisation CPF) ?

Il existe des dispositifs permettant de le faire, mais il faut discuter de chaque cas en particulier, il est donc préférable de contacter le responsable par mail.

  • Au niveau de la notation : s’agit-il plutôt de contrôle continu ou de partiel ?

La majorité des rendus sont dossiers, donc du contrôle continu, et un peu d’examens terminaux. Il peut également y avoir des oraux et des QCM.

  • Quels sont les cours mis en place concernant la partie audiovisuel ?

CPN : Le côté audiovisuel est peu présent dans le parcours, au sens où c’est une ressource que vous pourrez utiliser dans les différentes réalisations ou les différents projets, avec un peu de cours, mais pas beaucoup. Par contre, vous pourrez avoir accès au matériel et il y aura un peu de motion design en M2.
CDL : nous proposons notamment des cours sur le streaming, avec un streamer professionnel et de la réalisation vidéo.

  • Après notre formation quel sera notre niveau technique dans le numérique ?

Il pourra dépendre de votre investissement dans chacun des cours. Si vous voulez faire de la programmation ou autres choses de ce type, vous pourrez le faire. Mais si vous préférez vous orienter plutôt vers la gestion de projet, la conception, vous pourrez aussi le faire.

  • Je maitrise déjà HTML, XML et les langages associés. Ainsi qu’une toute petite partie de python. Est-ce que les cours vont plus loin ?

Non, à part peut-être en PHP, mais si vous connaissez un peu Python, ça devrait aller. Le but est de vous initier aux logiques de la programmation pour pouvoir comprendre un développeur que vous auriez à encadrer en tant que chef de projet.

Pour CDL, la partie technique se fait sur Unity, mais, là aussi, nous n’avons pas vocation à former des développeurs.

  • Je ne connais pas du tout Unity, de quoi s’agit-il ?

Unity est un logiciel de développement de jeu, avec un langage proche de C#. Les cours reprennent les bases de codage, donc cela ne doit pas poser de problème.

  • Le master CPN ne vise pas à former des développeurs purs c’est bien ça ?

Non, pas du tout des purs développeurs. Pour cela, il faut plutôt faire une formation en informatique.

Nous ne formons pas de développeurs, ni des techniciens, mais des spécialistes de communication numérique niveau cadre, avec de très bonnes bases techniques pour la gestion des projets, capables d’échanger avec des spécialistes (de chefs de projet qui gèrent une équipe de techniciens spécialisés par exemple : développeurs, intégrateurs, web designer, experts SEO,…).

  • Y a-t-il beaucoup de projets à faire en groupe ?

La plupart des projets se feront en groupe. Seuls le TER (mémoire) et le rapport de stage sont individualisés, ainsi que les examens terminaux sur table.

  • Y a-t-il de la manipulation de logiciels de graphismes ?

Oui effectivement. Attention, nous ne formons pas des techniciens mais de futurs chargés de projets.

  • Y a-t-il aussi des cours sur les stratégies digitales ?

Oui cette notion sera abordée dans plusieurs cours, tels que des cours sur les réseaux sociaux et community management, ou l’approche commerciale et relation client et, en M2 CPN, un cours dédié à la stratégie marketing digitale.

Stages et alternance

  • Doit-on effectuer des stages lors du Master AMINJ ? 

Il y a deux stages, un en M1 de 8 semaines, puis un en M2 de 5 à 6 mois.

  • Quels sont les types de missions généralement effectués au cours des stages ?

Elles sont variées, car cela dépend des projets professionnels de chaque étudiant.

Côté CPN, il peut s’agir de travailler dans des agences web, comme chef de projet junior, mais aussi de travailler dans d’autres entreprises ou collectivités qui ont besoin d’intégrer des compétences en communication digitale.

Côté CDL, il peut s’agir de travailler dans des entreprises de conceptions de jeu, comme game designer, ou de développer des dispositifs ludiques pour des institutions comme des musées ou des bibliothèques.

Il est également possible de développer des projets personnels d’entreprenariat grâce au PEEL : http://peel.univ-lorraine.fr/

  • Est-il possible de partir à l’étranger pendant le Master ? Comme au Québec ?

Oui les stages à l’étranger sont possibles ! Pour le parcours CPN, de nombreux stages se font au Luxembourg, mais également dans d’autres pays. Les missions de stage doivent être les mêmes que pour un stage en France. Pour le parcours CDL, nous sommes notamment en train de mettre en place des dispositifs d’échange avec le Québec par la mise en œuvre de différents projets et dispositifs, notamment l’UQAM.

  • A-t-on la possibilité de faire la formation en alternance ?

L’alternance est possible pour le parcours CPN en deuxième année, mais pas en première. L’alternance en M2 CDL est à l’étude pour l’année 2021-22.

L’alternance peut se faire sous forme d’un contrat de professionnalisation ou d’apprentissage (donc dans les collectivités publiques).

  • L’alternance sera possible pour les deux parcours en M2 ?

Oui normalement à partir de la rentrée 2021.

  • Quelle est la proportion d’étudiants de M2 qui sont en alternance ?

Pour l’instant, ils sont peu nombreux car le dispositif a été mis en place récemment, mais nous souhaitons le développer.

Mémoire et recherche

  • Quel est la nature du travail sur le mémoire en première année et comment se déroule-t-il ?

Le mémoire de première année est un travail de recherche autour d’une problématique en lien avec les thématiques du master AMINJ. Il a pour objectif de vous initier à la recherche à partir d’un terrain qui se veut original tout en vous permettant de mobiliser les connaissances théoriques vues en cours ou d’autres à propos desquelles l’étudiant aura fait des recherches. Il est encadré par un ou deux enseignants-chercheurs du domaine. Le mémoire doit faire environ 70-80 pages et s’appuyer sur la littérature scientifique du domaine.

En général, les sujets sont assez diversifiées et en lien avec la spécialité des différents enseignants-chercheurs en poste. Ils sont larges et peuvent aller de l’étude des plate-forme ou de réseaux sociaux à l’analyse de contenu de jeux, en passant par l’étude de franchises transmédia.

  • En quelle année de master le mémoire est-il réalisé ?

Le mémoire est réalisé en M1 et il y a la possibilité de réaliser un mémoire en M2 si vous vous orientez vers une thèse.

  • La notion de ce que doit contenir un mémoire est assez flou, pourtant on nous demande de développer un sujet qui pourra être traité dans notre mémoire. Est-ce que ce serait possible d’avoir un peu plus d’information là-dessus ?

Dans la candidature, il vous est demandé d’indiquer des sujets et des problématiques qui vous intéressent pour le mémoire, mais bien entendu, pas encore de le faire ! Il s’agit d’indiquer quel champ vous souhaitez explorer en donnant quelques premières pistes à partir de vos connaissances actuelles.

Candidatures

  • Quels sont les principaux critères d’acceptation d’une candidature ?

1) la pertinence du parcours et du projet professionnel 2) la qualité du dossier : c’est pour cela que la lettre de motivation et le projet sont très importants, surtout si vous avez un parcours atypique ou des résultats un peu justes car c’est eux qui vont nous permettre d’évaluer la pertinence de votre candidature

  • Quelles sont les principaux domaines de connaissances requis/indispensable pour accéder au master ?

Nous demandons une solide formation en théorie de l’information et de la communication et quelques compétences techniques. Néanmoins il nous arrive de recruter des candidats avec des profils plus atypiques : venant d’autres domaines scientifiques par exemple. Pour la partie technique, nous nous attendons à ce que vous ayez un peu de pratique (HTML, CSS, PHP, des connaissances graphiques (Photoshop,…) et éventuellement vidéo…) Même si vous aurez des mises à niveau, il est bon d’avoir déjà des compétences dans une technologie au moins.

  • Qu’est-ce qui fait pour vous un bon dossier ?

Un dossier pertinent, avec de bons résultats et une candidature adaptée à notre master : ne pas avoir l’impression que l’étudiant a fait une lettre de candidature lambda qu’il a envoyé dans plusieurs masters sans vraiment se renseigner sur nos spécialités.

  • Laissez-vous une chance aux personnes qui n’ont pas forcément de connaissances approfondies dans le numérique, mais qui ont une motivation débordante à recommencer un autre master et un projet professionnel solide ?

Nous attendons dans ce cas une très forte motivation certes mais surtout un projet professionnel solide et d’éventuels compléments de formation, éventuellement en auto-formation (type Openclassroom pour la technique par exemple). Et avoir déjà soutenu un mémoire de Master est un plus.

  • En CPN est-ce qu’il y a beaucoup de candidature en général ?

A peu près 80 tous les ans, pour 20/25 places en CPN.

  • Est-ce que vous prenez des candidats qui sortent de licence pro. ?

Oui mais il faut que les résultats soient excellents et que le candidat nous persuade qu’il aura les compétences pour rédiger un mémoire de recherche.

  • A partir de quand est annoncé la date de l’entretien ?

Quelques jours après la clôture des inscriptions, les entretiens ont lieu en général fin juin pour la première session et fin août pour la seconde.
Cette année, en raison du contexte sanitaire, les entretiens se dérouleront exclusivement en visioconférence.

  • J’ai réalisé une vidéo CV/un portfolio pour ma candidature, comment puis-je vous la transmettre ?

Par un lien actif dans le pdf déposé sur e-candidat. N’hésitez pas non plus à mettre des liens vers vos sites web et les réseaux sociaux.

  • Puisque les deux parcours du master contiennent environ 70% de cours commun, il n’est pas mal vu de candidater pour les deux ?

Non, c’est assez fréquent, le jury est commun et il arrive même que nous « redirigions » un candidat de l’un vers l’autre.

  • il est tout à fait possible de candidater dans les deux parcours, mais si l’on préfère l’un à l’autre est ce qu’on doit le préciser ?

Vous pouvez, mais cela ne vous servira ou desservira pas. Dans tous les cas, le jury vous posera la question.

  • Concernant la demande « Citez les théories et les méthodes relevant des SHS que vous avez abordées durant votre cursus. ». De quoi s’agit-t-il exactement ? La demande me paraît un peu floue et j’ai peur d’être hors-sujet.

Ce peut être théories de l’art, méthodologies d’analyse d’œuvre, esthétique, sociologie, etc. Cette partie nous sert à évaluer si vous êtes assez solide du point de vue théorique pour aborder un mémoire de recherche. A vous de choisir les auteurs ou théories qui vous ont marqué/sont importants pour vous.

  • Concernant les inscriptions, le site de l’Université de Lorraine m’indique que  » Les conditions nécessaires sont les suivantes : Être titulaire d’une Licence dans le champ des Sciences Humaines et Sociales » Néanmoins, étant titulaire d’une licence Arts du spectacle, ai-je tout de même la possibilité de m’inscrire ?

Oui ADS est une filière qui permet l’inscription.

  • Qu’attendez-vous concernant la présentation de la thématique du mémoire dans la question 4 du dossier professionnel, un résumé des grandes idées suffit ?

C’est surtout la thématique qui nous intéresse : voir le sujet que vous avez choisi et la manière dont vous le problématisez. Ensuite, si vous avez des idées de terrain/de corpus/ d’auteurs, il ne faut pas hésiter à creuser la thématique.

  • Est-ce qu’il y aura un oral pour la candidature ? 

Tous les candidats qui auront été retenus à l’issue de la phase de sélection sur dossier seront convoqués pour un oral, éventuellement à distance.

  • En quoi consiste concrètement l’oral ?

Nous vous demandons de vous présenter mais surtout de présenter la cohérence de votre projet de formation. Ensuite nous vous posons des questions pour éclairer les « zones d’ombre » de votre dossier, soit des infos manquantes, soit des domaines où vous pouvez présenter des fragilités. La plupart du temps, si vous ne venez pas d’Info om ou d’une licence classique, nous avons besoin de savoir si vous êtes assez solide pour faire un mémoire de recherche, qui est un exercice important en M1.

  • Les notes obtenues en licence comptent elles pour la sélection ? 

Oui les notes comptent mais ce n’est pas le seul critère.

  • Est-ce-que ça arrive qu’il y ait des candidatures refusées fautes de place ?

Nous faisons un classement des candidats, les 20 premiers sont automatiquement acceptés et les autres figurent sur une liste complémentaire, leur sort dépend alors des désistements.

  • Y a t-il des critères rédhibitoires ?

Oui, ne pas avoir un projet professionnel en adéquation avec la formation par exemple, ou des résultats insuffisants.

  • Peut-on mettre en pièces complémentaires certains dossiers que l’on aurait réalisé ? (en les sélectionnant bien entendu) : rapport de stage, dossier sur le projet professionnel….

Ce n’est pas nécessaire : les pièces demandées sont déjà très complètes. Sauf bien entendu si le travail présente une qualité ou une originalité exceptionnelle à mentionner dans le dossier.

  • Pour les personnes qui souhaitent s’inscrire via la formation continue, est-ce que ce sera possible d’être étudiant en M1 et en même temps d’avoir l’ARE de Pôle Emploi ? Car une bourse étudiante ne sera plus possible…

Oui, :nous avons déjà eu des étudiants dans cette situation. Rapprochez déjà de Pôle Emploi pour connaître les conditions auxquelles vous pourriez avoir droit.

Débouchés 

  • Quelles sont concrètement les débouchés possibles à la suite de ce master ?

Les débouchés sont nombreux, principalement dans le monde du digital, mais même au-delà. Les problématiques abordées sont fortement demandées y compris dans d’autres secteurs.

A l’issue du Master pour le parcours CPN, le taux de professionnalisation est très bon : généralement, la moitié des étudiants trouve un poste en CDI ou CDD avant la fin du stage, et la plupart des étudiants en trouve un dans les six mois qui suivent.

Pour le parcours CDL, nous ne disposons pas encore d’informations.

Si vous voulez en savoir plus, cliquez ici pour accéder aux différents suivis des étudiants d’Info-comm réalisés par l’Université : http://www.insertion.univ-lorraine.fr/2017/Mention/M2SIC/M2SIC.htm

  • J’envisage de travailler dans le développement web, app mobile et plus globalement dans le développement numérique, le master CPN pourrait-il me correspondre même avec de simple base de codage vu pendant le master ?

Oui, tout à fait. Il y aura peu de cours de codage ou autres car notre formation n’est pas à dominante technique, mais par contre la prise en compte de la mobilité dans le digital est un sujet transverse présent un peu partout dans les cours.

Si vous souhaitez baser votre parcours professionnel dans le développement pur, alors la formation n’est pas la plus adaptée. Nous enseignons la logique de la programmation, mais nous ne formons pas de développeurs.

Il faudra donc travailler par vous-même ces aspects.

  • Pour consolider mes bases dans le codage et le développement, j’aimerais travailler de mon côté. Quel ouvrage, site me conseillerez-vous pour débuter ?

Vous pouvez trouver des cours en ligne accessibles gratuits : par exemple sur openclassroom, ou d’autres… Les cours en ligne seront sans doute plus à jour que des livres.

  • J’aimerais travailler dans la réalité augmentée, et je pensais que cela était possible seulement avec une formation « scientifique ».

Non, nous avons une étudiante de M2 de l’année dernière qui a fait son stage (et qui a eu son premier CDI ensuite) dans une société aéronautique à Toulouse, avec un stage spécialisé sur l’utilisation de la Réalité Augmentée dans le cadre de dispositifs de formation technique pour des techniciens de maintenance.

Chef de projet, plus qu’un simple métier !

Chef de projet est un métier clé du digital. Zoom sur ses responsabilités, ses compétences, son quotidien et ses évolutions futures au sein d’une entreprise.

Le chef de projet est un véritable chef d’orchestre. Recherché dans de nombreuses entreprises, son importance est remise en question à l’heure des CMS. Quel est encore son utilité? C’est la question à laquelle nous allons tenter de répondre.

Ce n’est un secret pour personne, il est désormais possible de faire un site internet seul sans professionnel pour nous épauler. Le tout grâce aux CMS. Mais qu’est-ce que les CMS? Tout d’abord, les Content Management System sont des logiciels de création de site web et de gestion de contenus. Facile d’utilisation, ils sont très utilisés et appréciés par les novices. Et pour cause, ils permettent de créer sans connaissances spécifiques. Accessible tant par leurs prix (voir leurs gratuités) que par leurs interfaces intuitives, ils ont de nombreux atouts non négligeables pour quiconque souhaite se lancer dans ce projet.

Le vaste monde des CMS

Les CMS possèdent des avantages. Ce n’est pas pour rien que les particuliers optent pour cette alternative. En terme de personnalisation, il mâche le travail de l’utilisateur. En effet, ils proposent des templates, c’est-à-dire des modèles de pages prédéfinis. Une fonctionnalité qui permet de s’adapter aux envies du client: création de portail (avec Drupal), de forum (avec phpBB), de blog (avec Storytlr), de site vitrine (avec WordPress, Wix, Joomla) ou encore de site e-commerce (avec Prestashop).

De plus, la plupart de ces plateformes proposent des plug-ins aussi appelés extensions qui permettent d’ajouter des fonctionnalités à son site. Par exemple, des formulaires de contact ou sur WordPress la possibilité de télécharger «WooCommerce» pour mettre en place un espace vente.

Toujours dans cette optique de facilité et de rapidité on retrouve les builders. Vous voulez créer un site en un temps record? Ils sont faits pour vous. Ce sont des outils de création de pages que l’on peut ajouter à un CMS, comme Divi ou Elementor. Ils offrent la possibilité de modifier la structure d’un site et d’en animer les pages. L’opportunité pour tous de réaliser un site web complet et ergonomique sans aucune connaissance en programmation. Sympa, non?

Un jeu d’enfant? Pas vraiment!

Tout le monde peut gérer des projets me direz-vous. Présenter ainsi, on pourrait être amené à penser que la création de site web est un jeu d’enfant. Néanmoins, la personnalisation sans code possède ses limites. Pour un débutant, la prise en main demande un certain temps d’adaptation. Un temps qui pourrait être consacré à d’autres projets si cette tâche était laissée à des professionnels.

De plus, un novice n’est pas toujours sensibilisé à l’importance que représente la sécurité. En effet, chaque jour de nombreux sites sont victimes de piratage, ce qui permet aux hackers d’accéder à des données sensibles telles que les informations personnelles ou les coordonnées bancaires. De la même manière qu’il ne devra pas oublier d’effectuer des sauvegardes de son site afin de pas tout perdre si le serveur s’arrête.

Pour aller plus loin, il est donc préférable de posséder un minimum de compétence en langage HTML et CSS pour inclure des modifications à son site. Les CMS sont certes une bonne alternative pour ceux qui se sentent l’âme de faire un site en autonomie. Cependant, cette tâche et les responsabilités qui lui incombent pourraient être délégués à un chef de projet. Ce dernier serait plus à même de faire cette réalisation car il apportera toute sa créativité et son expertise. Là est tout l’intérêt de faire appel à lui.

Un métier aux multiples facettes

Contrairement à ce que l’on pourrait penser le chef de projet n’a pas pour unique fonction la création de site web. C’est une appellation un peut fourre-tout qui regroupe une multitude de compétences. Ambassadeur du projet, il a pour objectif de le conduire vers la réussite. Son travail ne va plus loin que la simple charge de ses responsabilités.

Son quotidien se compose de multiples spécialités. On ne lui demande pas d’être un expert de chacune, mais de comprendre comment elles fonctionnent. Ses charges sont les suivantes: suivre la conception du projet (besoins du client, spécifications fonctionnelles, livrables, critères de réception), le piloter en coordonnant, organisant et animant une équipe tout en respectant le cahier des charges (demande du client, budget, délais,…) et en assurant la livraison du projet en terme de qualité, de rentabilité et de suivi du client.

L’engrenage qui fait tourner les roues

Toujours au premier plan, le chef de projet représente ses équipes et collaborateurs. C’est lui qui gère les différents corps de métier et les choisi. Il met en relation l’intégrateur, le graphiste, le développeur ou encore le créateur de contenu selon la spécificité du projet et la demande du client. Ces techniciens n’ont pas pour charge de prendre les décisions, c’est le rôle du chef de projet. À l’écoute, apte à négocier et à s’adapter il sait gérer les divergences. Les imprévus font partie de son quotidien. En cas de problème, c’est à lui qu’on fait appel. C’est le sauveur de la situation.

Le client n’est pas capable de tout connaître et de tout savoir faire sur son propre site. Et c’est bien normal! C’est là, une fois de plus, que le chef de projet intervient. Par sa connaissance et sa maîtrise il sait définir la meilleure stratégie de communication à adopter, choisir le bon réseau social, trouver le meilleur hébergement, savoir comment sécuriser un site, l’entretenir et mettre à jour les plug-ins.

L’art de la communication

La stratégie de communication se joue sur les réseaux sociaux et le storytelling. Encore une plus-value du chef de projet! En effet, selon les besoins du client et après avoir fixé ses objectifs (image, notoriété ou changement) il est en capacité de définir un dispositif. Une fois le coeur de cible déterminer, il pourra ainsi définir les canaux de diffusion les plus adaptés: médias ou hors médias (promotion, événementiel, marketing). L’objectif? Faire passer un message.

Une autre façon de raconter une histoire : l’art du storytelling. Le but est d’utiliser cette méthode pour mettre en valeur un produit et délivrer un message par ses compétences digitales. Prenons un exemple concret. Pour rendre un projet plus attractif, le chef de projet peut suggérer d’utiliser l’animation afin que les utilisateurs le comprennent seulement par la force de l’image. Une narration censée captiver et marquer celui qui la visionne. Une manière de jouer avec les perceptions en faisant appel aux sens et aux émotions par le biais de vidéos interactives. Pour toucher son public il est important de rendre le message authentique. C’est ce qui représente l’image de l’entreprise. En créant une histoire l’ambition est de former une communauté qui va la suivre, lui faire gagner de la notoriété et de l’interaction. Deux mots: compétitivité et fidélisation.

Muni de ses compétences en communication le chef de projet est donc le plus à même de mettre en place une stratégie efficace adaptée aux besoins du client. Il ne doit jamais se reposer sur ses acquis et toujours être au courant des dernières mises à jour des CMS. Attentif aux dernières tendances il est en perpétuelle recherche pour améliorer l’expérience de l’utilisateur et se tient à jour des évolutions juridiques concernant la protection des données. Pour ça, il effectue un travail de veille concurrentielle.

Un métier tourné vers le futur?

Avec la digitalisation des entreprises, les métiers évoluent et le chef de projet ne déroge pas à la règle. Il est sans cesse amené à relever de nouveaux défis. Qui plus est, les techniques et la méthodologie en matière de gestion de projet ne cessent de progresser. La méthode PERT a laissé place à la gestion en cascade, le lean management, l’approche Agile ou encore la méthode Kanban. Ces derniers ont quant à eux vu émerger la PPM ou la gestion de portefeuilles de projets .

Dans le futur, les technologies vont s’inviter davantage dans son quotidien. Une étude Gartner estime qu’en 2030 l’intelligence artificielle et l’Internet des objets joueront un rôle dans la gestion de projets. C’est le cas pour l’analyse, le reporting ou la collecte de données. Des technologies qui faciliteront à l’avenir le travail du chef de projet. Stephen Townsend, directeur des programmes réseaux au Project Management Institute (PMI) prédit même que les équipes projet se serviront de Siri ou Alexa sur leurs smartphones pour faire leurs rapports quotidiens. On risque, par conséquent, de voir émerger des équipes plus petites qui n’auront plus besoin d’être présente de manière physique. La technologie va donner une fois de plus l’opportunité de travailler n’importe où dans le monde. La constante pression de l’innovation va les obliger à adapter sans cesse leur stratégie.

Vous ne pourrez plus dire que tout le monde peut gérer des projets. Ce n’est évidemment pas si simple! C’est pourquoi même si les CMS sont une bonne alternative, les clients ne sont pas à même de tout connaître et de tout maîtriser. C’est pour cette raison, qu’avoir un chef de projet est nécessaire pour mener à bien un projet de A à Z.

Florine MARTIN

Analyse du jeu vidéo Limbo

En 2018, dans le cadre du TD Analyse de jeu vidéo, Louis Kirner et Franck Wilhelm, deux étudiants en L3 Information-Communication ont proposé une analyse du jeu vidéo Limbo en 7 points : narration, musique, environnement, représentation de la mort, personnage jouable, rencontres et interprétations.

 

Chronique : Outer Wilds

Plateformes : PC (Epic Games), Xbox One

Date de sortie : 30 Mai 2019

Développement : Mobius Digital Games

Édition : Annapurna Interactive

NB : L’auteur de cet article vous invite à écouter la bande-son du jeu en lisant, notamment le morceau ci-dessus. Une attention particulière a été portée sur le spoil, l’auteur estimant que moins on sait sur le jeu, mieux c’est.

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