Etudiants de M2 : et si vous tentiez l’alternance ?

La 2e année du Master (aussi bien pour le parcours Conception de Dispositifs Ludiques que pour le parcours Création de Projets Numériques) est réalisable en alternance.

Comment suivre la 2ème année du master en alternance :

  • Une fois le M1 validé, le M2 peut être suivi en alternance. L’étudiant peut chercher et proposer un contrat d’alternance ou répondre aux propositions d’alternances envoyées par des entreprises.
  • Avec l’équivalent du M1, un étudiant d’un autre master peut demander une entrée directe en M2 et proposer un projet d’alternance.

Les enjeux de la formation en alternance

  • Une formation qui associe théories et pratique tout au long de l’année scolaire.
  • Développer des compétences professionnelles en tant que collaborateur de l’entreprise d’accueil.
  • Enrichir son CV par une expérience d’un an en entreprise.
  • Être rémunéré pendant sa formation.
  • Disposer d’une solide culture professionnelle.

Et comment cela se passe en pratique ?

Vous travaillez en entreprise les lundis et mardis, de septembre à fin janvier, puis à temps complet à partir de février.

Le reste du temps, vous suivez les cours avec les étudiants en formation initiale.

Durant les vacances scolaires, vous travaillez en entreprise à temps plein, mais vous pouvez bénéficier de congés payés.

Vous souhaitez en savoir plus ? Voici quelques témoignages

Lydie Milttelhauser

Victor Lutz

Romane Latanski

Pourquoi avoir choisi l'alternance ?

Lydie Mittelhauser : J’ai choisi l’alternance parce que j’ai déjà été en alternance durant ma licence professionnelle d’une part. D’un autre côté le fait de faire de l’alternance permet une coupure dans la semaine, comme ne pas être entièrement tous les jours en cours ce qui pourrait sembler long. Bien sûr, il y a la rémunération, certes moins élevée qu’un salarié « normal », mais ça permet quand même un apport financier non négligeable surtout en période de pandémie. Puis, j’ai surtout choisi l’alternance pour mettre un pied dans le marché du travail pour vivre la réalité des événements telle qu’elle est pas forcément comme où on nous le décrit à l’université. Je dirais que le seul point négatif de l’alternance c’est d’en trouver une.Je peux comprendre que certaines personnes peuvent avoir des réticences quant à se lancer en alternance et que ça peut faire un peu peur, il ne faut pas se mettre la pression je dirais puisque les entreprises normalement savent dans quel cadre vous exercez l’alternance et sont aussi là pour vous former. L’alternance c’est une phase soutenue mais ça permet vraiment de prendre confiance en soi et voir les projets ou les idées qu’on propose se réaliser, c’est assez satisfaisant. 

Victor Lutz : Au début je ne voulais pas faire d’alternance car trop de contraintes administratives. Mais j’ai vu une offre en UX et je ne me voyais pas passer à côté.

Romane Latanski :  J’ai choisi l’alternance pour l’expérience que cela peut m’apporter. L’aspect financier est un plus non négligeable.

Quelles sont les modalités de l'alternance ?

LM : Il faut trouver une entreprise et des missions qui concordent avec la formation suivie et un projet tuteuré (un gros projet qui dure une bonne partie de l’alternance). Ensuite, il faut faire signer le contrat d’apprentissage par l’entreprise, l’université et le CFA et quand tout est signé et accepté, c’est parti ! Avant l’alternance, j’étais boursière et les deux ne sont pas compatibles. Une fois le contrat de travail signé, il faut prévenir le CROUS (si l’université ne le fait pas) pour annuler la bourse.
Pour ce qui est du rythme de l’alternance on est sur deux jours par semaine en entreprise, soit le lundi et le mardi. Les horaires dépendent vraiment de l’entreprise mais il faut que ce soit 35h par semaine. Et comme on est considéré comme des salariés de l’entreprise, on a le droit aux mêmes avantages que les collègues (tickets restaurants par exemple, remboursement de 50% des frais de transports…) et on peut poser les jours de congés que l’on cumule chaque mois (2,5 jours par mois).

VL :  2 jours en entreprise et 3 jours à la fac.

RL : Contrat d’apprentissage 2 jours en entreprise et 3 jours à l’université puis à partir de février 100% en entreprise.

Comment as-tu trouvé l'entreprise qui t'accueille ?

LM : Pour être honnête, je suis un peu chanceuse. Avant le master, on m’avait demandé si j’allais avoir la possibilité de faire le master en alternance. J’ai fait mon stage de M1 dans la structure qui m’accueille cette année en alternance. Mon cas est un peu spécifique alors je dirai aux personnes qui recherchent l’alternance, de postuler à un poste de stage long, CDD et alternance, dans l’optique de négocier un contrat d’alternance mais également de faire des candidatures spontanées. 

VL : L’entreprise a envoyé une offre au responsable du master.

RL : J’ai reçu par mail une annonce de l’université.

Quelles sont tes missions ?

LM : Vu que, dans la structure où je suis, nous ne sommes que 3 personnes, je me suis chargée de toute la stratégie de communication sur tous les canaux de communication dont l’entreprise dispose. Je fais un peu de community management, des campagnes d’emailing, rédaction d’articles, SEO … bref un peu de tout en fonction des besoins de l’entreprise.

VL : Je fais essentiellement du design d’interface.

RL : Je fais du conseil en communication et je m’occupe de la mise en place d’une stratégie de communication

Ce n'est pas trop dur à combiner avec le master (les cours, les rendus...) ?

LM : Dire que ce n’est pas dur ce serait mentir. Oui c’est soutenu avec les rendus qui arrivent à la même période. On a deux jours d’alternance par semaine (lundi et mardi) et c’est le temps qu’ont les autres, qui n’ont pas d’alternance par exemple, pour travailler sur les dossiers des cours ou autre. On doit en général bosser le week-end avant que la semaine ne commence ou après le boulot. En général je travaille les dossiers des cours les mercredis, jeudis et vendredi pour faire la césure entre la période entreprise et université. Pour moi c’est nécessaire de faire cette distinction comme je suis tout le temps sur l’ordinateur qui me sert pour le boulot, mes cours et mes loisirs. Parfois avec la pandémie j’ai presque l’impression de passer ma vie devant le PC.

VL : Effectivement, ce n’est pas facile. Mais avec l’allègement mis en place pour les alternants, la charge de travail a été réduite.

RL : Cela aurait été plus difficile sans les allègements auxquels on a eu droit (pas de dossier de projet tuteuré, décalage de certaines dates etc…).

Conseillerais-tu l'alternance ? A quelles conditions ?

LM : L’alternance c’est vraiment chouette. On apprend davantage sur la vie active et je pense même que faire une alternance en Master facilite la transition (qui peut-être brutale) entre l’université et monde du travail. Pour moi tout le monde peut faire de l’alternance à condition de trouver une entreprise et des missions qui concordent avec la formation. Je le conseille encore plus aux personnes introverties car ça donne un boost à la confiance en soi, si on est accompagné par les bonnes personnes. J’ai été dans ce cas lors de ma première alternance où je n’osais pas trop m’affirmer puis on m’a conseillée et donné des projets. Maintenant je suis contente des projets accomplis puisque c’est moi qui les créés. 

Personne ne vous demande d’être un salarié prêt à l’emploi qui sait tout faire. On est étudiant pas des machines, on fait des erreurs et c’est en faisant ces erreurs que l’on apprend à ne plus les reproduire. 

VL : Je le conseille surtout dans les cas particuliers comme le mien, où les postes sont moins nombreux. C’est de l’expérience non négligeable et ça fait du bien d’être en contact avec le monde réel, je pense qu’on a un sentiment d’accomplissement plus fort.  Et percevoir un salaire est plutôt confortable.

RL : Je conseille à 100%, on a déjà un pied dans le monde du travail c’est une super expérience valorisée sur un CV pour le futur. On devient de plus en plus responsable et autonome et ça apporte un côté pratique à la formation. Il y a également le côté salaire et aides de l’État non négligeables.

D'autres remarques ?

LM : Si vous avez des questions n’hésitez pas à me joindre en message privé sur LinkedIn ou Messenger !

VL : Je conseille mais uniquement si on est sur de soi, de l’entreprise qui nous accueille et des missions qu’on va faire.

RL : Enfin je dirai que même si on a beaucoup de travail avec les cours en plus, ça nous prépare au monde du travail et à la charge de travail qu’on pourra avoir plus tard.

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